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	<title>Céline Boisserie-Lacroix</title>
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	<description>Céline Boisserie-Lacroix</description>
	<pubDate>Tue, 10 Jan 2023 15:52:24 +0000</pubDate>
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		<title>Hernan Gabriel Païs</title>
				
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		<pubDate>Tue, 10 Jan 2023 15:43:41 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Céline Boisserie-Lacroix</dc:creator>

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Hernán Gabriel Païs, spiritualités électriques




&#60;img width="854" height="864" width_o="854" height_o="864" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/5ccc026039c0b8244c7963facd2eacf04008522b26a6df74e57ead49810adfc1/Hernan-Gabriel.png" data-mid="192975898" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/854/i/5ccc026039c0b8244c7963facd2eacf04008522b26a6df74e57ead49810adfc1/Hernan-Gabriel.png" /&#62;
Compostellae I © Hernan Gabriel Païs

















Présentation de démarche artistique

























Hernán
Gabriel Païs, dit Blancheval, croit en une spiritualité incarnée où les figures démiurgiques
s’entremêlent. Dieu, savant et artiste, une trinité créatrice renouvelée
façonnant une vision universelle, transcendante et pourtant, extrêmement contemporaine. Si un fil étroit relie chacune de ces figures, trait d’union
entre spiritualité, esprit et matière, il prend la forme de cet impalpable
omniprésent, l’électricité. C’est par son intercession que, pour Païs,
l’artiste crée et donne à voir une mythologie nouvelle, profondément ancrée
dans notre époque.



 
Les
peintres ont longtemps été ceux qui s’expriment sur la toile, la recouvrant pour faire œuvre. Mais il y aussi
tous ceux qui, depuis le modernisme, font surgir le médium dans sa nudité pour
dévoiler des possibilités plastiques insoupçonnées. Depuis le geste symbolique
de Lucio Fontana, la toile s’est ouverte béante sur une nouvelle génération
d’artistes, peintres autant que sculpteurs. Artisans, certes, mais surtout, expérimentateurs. Ces œuvres, telles que
celles d’Alberto Burri, s’imposent d’elles-mêmes dans leur objectivité
matérielle, ainsi que l’a théorisé le philosophe de l’art Mario Perniola. 



 
Spatialistes
et matiéristes ont été les premiers à tailler dans la matière de la toile pour
faire dégorger l’imaginaire de leur époque. Certaines, toiles-chairs charcutées
et pansées, sont autant de témoignages et d’empreintes. D’autres sont les
supports d’explorations médiumnales en résonance avec les bouleversements
techno-scientifiques de leur temps. Tous, cédant à l’injonction du philosophe
François Dagognet, rematérialisent dans un même élan autant la science –
perdue dans les champs et les structures abstraites – que l’art – dissout dans
des dispositifs, si ce n’est, rendu à l’état gazeux. 




La
démarche de Païs, dit Blancheval, se situe dans la continuité de l’art informel
et, plus généralement, des explorations plastiques menées à la lisière des
sciences et des techniques dans la seconde moitié du XXème siècle.
Elle s’en distancie néanmoins par sa volonté de répondre à ce qu’il nomme une
« quête d’un Graal électrique&#38;nbsp;», témoignant d’une bifurcation double.
Peu de plasticiens ont en effet systématisé le choix de l’électricité comme
médium d’expression, ou ont encore interrogé son rôle cardinal dans la fabrique
de nos imaginaires et de notre spiritualité contemporaine. 




En
riposte aux chantres d’un désenchantement du monde, Blancheval endosse le
costume de mytho-poïete. C’est que l’heure n’est plus aux
questionnements ni à la critique : l’urgence, pour l’artiste, est d’apporter
des réponses, de nouvelles manières d’éclairer le monde. Recentrée sur
l’électricité mais abreuvée aux sources médiévales, panachée d’alchimie et de
poésie, sa mythologie reflète notre monde industriel pour en faire ressortir la
spiritualité. Elle s’inscrit directement dans la filiation de la thèse
audacieuse de Pierre Musso, pour lequel l’industrie serait elle-même une
religion.




Dans un
renversement paradoxal où créer suppose de détruire, l’électricité, lorsqu’elle
rencontre et abîme la toile par le geste de l’artiste, fait affleurer une
mythologie nouvelle scellant l’alliance entre l’art et la technique. Une défonce venue des
tréfonds de l’esprit, somme toute née d’un tremblement d’ondes électriques cérébrales.



 












— 2023,&#38;nbsp;www.hernangabrielpais.com </description>
		
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		<title>Urho Kemp, l’art brut et le chiffre</title>
				
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		<pubDate>Thu, 01 Feb 2018 07:54:20 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Céline Boisserie-Lacroix</dc:creator>

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		<description>Urho Kemp, l’art brut et le chiffre



&#60;img width="1561" height="1220" width_o="1561" height_o="1220" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/e740b92dec713b790ab99a5fa5496b4ee39245ee809463144161df1de6b0aa61/6768f9067ca401239b9629780df71ca7.jpg" data-mid="10429921" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/1000/i/e740b92dec713b790ab99a5fa5496b4ee39245ee809463144161df1de6b0aa61/6768f9067ca401239b9629780df71ca7.jpg" /&#62;Crystal John’s Archives © Aram Muksian

















Revue d’exposition — John Urho Kemp, Un triangle des Bermudes Christian Berst Art Brut, 30 mai &#38;gt; 18 juin 2015 
























Dans la famille de l’art brut, je demande les fadas des nombres.
De ceux qui portent en eux la déraison du chiffre et qui, mus par une
inspiration sans bornes, noircissent des feuilles entières, tracent des
diagrammes cabalistiques et plongent l’œil dans des spirales numériques infinies.
Parmi eux, Urho Kemp, aussi connu sous le pseudonyme de Crystal John ou Cosmic
John, dont les travaux ont été découverts et salués récemment.



L’œuvre qu’il nous laisse est d’une incroyable densité : des
milliers et des milliers de feuilles recouvertes de formules mathématiques ou
physiques, de chiffres agencés dans des structures géométriques, de diagrammes
pentagonaux et de mandalas, de formules chimiques et de schémas de
cristallographie, légendés par des intitulés philosophiques ou métaphysiques,
des extraits de textes bibliques, qui interrogent bien plus qu’ils
n’explicitent. Feuilles volantes ou bien reliées, repliées, enroulées,
enrubannées, toutes, mises bout à bout, formeraient un chemin de dizaines et de
centaines de mètres. Si peu pour cet ambitieux de l’infini.



Une impression d’urgence se dégage de ces feuilles. Recouvertes
d’une écriture manuscrite ornée de petites lettrines, utilisant, dans une
grande simplicité de moyens, feutre ou stylo bille, elles semblent avoir été
griffonnées à la va-vite, comme sous la dictée impérieuse d’une inspiration
divine. Souvent, l’espace de la feuille est à peine structuré et, comme dans un
débordement de sens, les formules éclatent de toute part. Les schémas en
seraient techniques s’ils n’étaient restés à l’état d’ébauches méritant
finitions. Vite, laisser une trace, biffer, écorcher le papier, scribouiller, dans
un seul élan avant que l’inspiration ne cesse, que l’illumination ne s’éteigne.



 À revers de cette œuvre proliférante, ce que l'on sait
sur Urho Kemp et sur ses intentions est assez ténu. L’ensemble tient en une
page dactylographiée, bouteille à la mer envoyée à la postérité. Tout le reste,
on le sait par son ami le photographe Aram Muksian, qui se charge aujourd’hui
de l’archivage et de la préservation de son œuvre. La curiosité impose ici de rassembler les morceaux. Né en 1942, il a vécu
68 ans. Biochimiste de formation, il n’a exercé que deux ans, avant de se
plonger dans la métaphysique, l’ésotérisme et l’herméneutique, en rejoignant l’Institute of Divine Metaphysical Research,
une organisation tournée vers l’enseignement de la révélation divine. Cette
quête métaphysique ne l’a jamais quitté. A l’image de ses aînés de la Beat
Generation, c’est le portrait d’un homme en marge, un de ces hippies de la
contre-culture californienne, qu’il convient de dresser. 



 
On sait qu’il vivait dans un combi Volkswagen à Berkeley,
qu’il faisait tourner à l’occasion pour se rendre aux sources d’eaux chaudes de
la région. Adepte d’un mode de vie frugal, il avait fait sienne une discipline new age imposant alimentation
végétarienne et pratique de la méditation. De temps à autre, lorsque le besoin
s’en faisait ressentir, il endossait son costume d’aventurier et partait
poursuivre les comètes aux confins du globe. De fait, ainsi qu’il le mentionne
- ironiquement ? - dans le CV qu’il a rédigé, il est devenu spécialiste en
herméneutique et exégèse, disciplines qu’il pratiquait à travers le
déchiffrement et l’analyse des chiffres et des nombres. Des savoir-faire pour
le moins peu communs, qu’il comptait, comme il l’explique dans le même
document, mettre au service d’un projet de vie quasi-alchimique, tendu vers le
rajeunissement et la régénérescence du corps.



Une tentative d’interprétation de ses travaux se dessine.
Derrière la sarabande frénétique de chiffres et les diagrammes en majesté, à
travers les formules taguées sur la feuille, il faut certainement voir ici la
marque de l’exalté, du mystique devenu prophète. De celui qui, à force de chercher,
a reçu la révélation de l’architecture cachée de l’univers, d’un ordre cosmique
qui ordonnancerait les êtres et les choses. Et dès lors, on pourra voir son
œuvre comme autant de preuves d’un encodage métaphysique du réel, renfermant le
secret des miracles et des rêves. 

C’est sur ce point qu’achoppe le travail
d’interprétation. Urho Kemp s’exprime dans un langage crypté, incompréhensible
au profane. Les formules sont plaquées, sans démonstration, et les mots ne sont
d’aucun secours pour aider à élucider l’énigme qu’il nous pose. Qu’il ait beau
tourner et retourner les formules, combiner et recombiner les séries de
chiffres, sauter d’un schéma à l’autre, l’observateur en quête de réponse se
retrouve vite dos au mur. Alors, on voudra prendre l’image à bras le corps.
Tenter d’en épuiser le sens en convoquant l’arsenal symbolique, se frayer un
chemin dans la numérologie et finir par en appeler à l’imagerie cabalistique. Jongler
avec le vertige. Mais tomber de nouveau sur un os. L’œuvre résiste, comme si
elle se devait de garder l’ombre du mystère pour encore mieux enclore le sens
du monde. &#38;nbsp;



On aurait aimé connaître Urho Kemp. Le rencontrer, voir
un peu qu’il nous explique. Car c’est ainsi que cela se passait, en vrai. Par
la parole. Il concevait ses travaux comme des « offerings », des cadeaux qu’il
distribuait aux passants pour les interpeler. Mais ce qu’il leur racontait, et
qui constitue la clé du travail interprétatif, restera sans doute une énigme
grande ouverte. Leur parlait-il de métaphysique ? De trajectoires de vie ? De
politique ? Derrière des titres aussi prometteurs que « the dream formula », «
the miracle formula of life », « the miracle diagram », peut-être doit-on voir le
rappel à l’ordre de l’éternel hippie en vigie sur ses contemporains, embarqués
jusqu’à l’absurde dans une quête artificielle du bonheur. 



Des
prophètes du chiffre, l’histoire des sciences nous en a livré de géniaux. Des
Pythagoriciens à Grothendieck en passant par Kepler et Cantor, autant de
figures possédées par la fièvre logique. Témoins d’une nouvelle religion
révélée, dans laquelle le monde se reflète par la beauté de son abstraction et
la pureté de ses proportions. Mais aucun d’entre eux n’aura autant manipulé « la
déraisonnable efficacité des mathématiques&#38;nbsp;», pour reprendre les mots du physicien
Eugene Wigner, au point d’atteindre ce point singulier où la logique s’écarte
de la vérité et se met à partir en vrille.





— 2015</description>
		
	</item>
		
		
	<item>
		<title>Les surréalistes et la relativité générale</title>
				
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		<pubDate>Thu, 01 Feb 2018 07:54:21 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Céline Boisserie-Lacroix</dc:creator>

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Les surréalistes et la relativité générale 




&#60;img width="932" height="725" width_o="932" height_o="725" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/d14aca4343632493031337e5a63119bdb4aeac91fc43ae4916237e4e6cbfc655/vertige.jpg" data-mid="10430951" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/932/i/d14aca4343632493031337e5a63119bdb4aeac91fc43ae4916237e4e6cbfc655/vertige.jpg" /&#62;
Roberto Matta, Vertige d’Eros (1944)

Conception d’exposition — Einstein et la Relativité Générale, Institut Henri Poincaré, 19 novembre 2015 &#38;gt; 19 février 2016

















Création d’un espace d’exposition dédié à la réception artistique de la théorie de la Relativité Générale par les avant-gardes du XXème siècle.






&#60;img width="4966" height="3507" width_o="4966" height_o="3507" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/62da1b3c81615db07ed583a39ac74ba6c946795f4ea902963f39009b49aad770/PANNEAUXTRANSP_A1.png" data-mid="10430956" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/1000/i/62da1b3c81615db07ed583a39ac74ba6c946795f4ea902963f39009b49aad770/PANNEAUXTRANSP_A1.png" /&#62;
&#60;img width="6623" height="4678" width_o="6623" height_o="4678" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/b12d27da1dde88dd4656dc619590d1c6ab92d215aa792d55ebb0e668bbf290b4/PANNEAUXTRANSP_A2-23.39.51.png" data-mid="10430954" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/1000/i/b12d27da1dde88dd4656dc619590d1c6ab92d215aa792d55ebb0e668bbf290b4/PANNEAUXTRANSP_A2-23.39.51.png" /&#62;


— 2015</description>
		
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	<item>
		<title>Lacan et le langage mathématique</title>
				
		<link>https://celineboisserielacroix.cargo.site/Lacan-et-le-langage-mathematique</link>

		<pubDate>Sat, 02 Nov 2019 13:19:30 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Céline Boisserie-Lacroix</dc:creator>

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		<description>Lacan et le langage mathématique

&#60;img width="331" height="211" width_o="331" height_o="211" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/311188e27c17e35d7385207470ca81fdca66ec4239dee1243dff2cc8741e973f/ob_fd0ad2_schema-l.jpg" data-mid="53882753" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/331/i/311188e27c17e35d7385207470ca81fdca66ec4239dee1243dff2cc8741e973f/ob_fd0ad2_schema-l.jpg" /&#62;&#38;nbsp;












« Une science qui ne s’appuierait pas sur les mathématiques ne mène strictement à rien et elle ne saurait quitter le champ de l’imaginaire pour aborder celui du réel&#38;nbsp;». Pour Lacan, l’intégration des mathématiques à la psychanalyse est chose entendue, et ce, dès les années 60. Langage, concepts, images et objets mathématiques font aujourd’hui pleinement partie de la syntaxe lacanienne, tant dans une perspective heuristique que de transmission. 


L’enseignement et la pratique de Lacan ont été marqués du sceau de la transdisciplinarité.&#38;nbsp; Après avoir cherché à structurer l’inconscient comme un langage, en s’appuyant sur les apports de la linguistique, Lacan s’attèle à une nouvelle tâche non moins ambitieuse : construire une algèbre et une géométrie de l’inconscient, qui fourniraient, au-delà de la linguistique, un nouvel ordre logique structurant à sa pratique. 


Inspirés par les mythèmes de Levi-Strauss, les « mathèmes&#38;nbsp;» font leur apparition dans le langage lacanien. Loin de prendre la place du structuralisme, ce symbolisme mathématique permet à Lacan de formaliser les concepts qu’il a introduits dans une optique de transmission. C’est ainsi qu’il déclare, dans son séminaire «&#38;nbsp;L’envers de la psychanalyse&#38;nbsp;», que les mathèmes sont l’écriture «&#38;nbsp;de ce qu’on ne dit pas mais de ce qui peut se transmettre&#38;nbsp;». Et donc, partant, le recours au symbolisme mathématique pour pallier aux insuffisances du langage.


Le langage mathématique a été posé. Reste à définir une géométrie et des objets d’intérêt. Et c’est là que la topologie intervient. Lacan se prend de passion pour cette branche de la géométrie qui étudie les surfaces et leurs déformations dites « continues&#38;nbsp;», c’est-à-dire sans coupure, d’un seul tenant. Au point que des objets topologiques aussi singuliers qu’un tore, le ruban de Möbius, la bouteille de Klein ou encore les nœuds borroméens se fraient peu à peu un chemin dans l’imaginaire lacanien… et donnent forme à sa pratique. 


Alors que la linguistique peine bien souvent à dire correctement l’état du sujet, à décrire ses instances psychiques, la topologie fournit à Lacan les figures adéquates pour aider le psychanalyste à suivre le sujet et modéliser son inconscient. Dans le séminaire XIII (1966) : «&#38;nbsp;La topologie c’est l’étoffe dans laquelle il [le psychanalyste] taille, qu’il le sache ou ne le sache pas&#38;nbsp;». Là encore, dans «&#38;nbsp;Peut-être à Vincennes&#38;nbsp;» (1974)&#38;nbsp;: «&#38;nbsp;Le nœud, la tresse, la fibre, les connexions, la compacité&#38;nbsp;: toutes les formes dont l’espace fait faille ou accumulation sont là faites pour fournir l’analyste de ce qu’il manque&#38;nbsp;[…]».


Si l’intérêt de Lacan pour les mathématiques remonte à la fin du XXème siècle, les objets topologiques auxquels il se réfère existent depuis plus d’un siècle. L’exposition « Regards dans les espaces de dimension 3&#38;nbsp;», issue des imaginaires croisés de mathématiciens et d’artistes, se propose de renouveler le regard des participants sur cette branche des mathématiques. Elle explique notamment quelques concepts élémentaires par une approche sensible et artistique, tout en présentant quelques découvertes récentes en recherche fondamentale. Peut-être, de nouvelles sources d’inspiration pour la théorie et la pratique lacanienne ?







— 










2015, 










Texte d’accompagnement de l’exposition « Espaces Imaginaires », présentée à l’occasion de la VIIème Rencontre Américaine de Psychanalyse d’Orientation Lacanienne, ENAPOL, Sao Paulo







</description>
		
	</item>
		
		
	<item>
		<title>Takis, Champs Magnétiques</title>
				
		<link>https://celineboisserielacroix.cargo.site/Takis-Champs-Magnetiques</link>

		<pubDate>Thu, 01 Feb 2018 07:54:22 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Céline Boisserie-Lacroix</dc:creator>

		<guid isPermaLink="true">https://celineboisserielacroix.cargo.site/Takis-Champs-Magnetiques</guid>

		<description>Takis, Champs Magnétiques




&#60;img width="780" height="520" width_o="780" height_o="520" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/d0416f648f5d783882fceb4a86a5e6f3a9d0f8e450bb5cb4b8b94e3daebeb903/signaux-_-credit-ADAGP.jpg" data-mid="10429771" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/780/i/d0416f648f5d783882fceb4a86a5e6f3a9d0f8e450bb5cb4b8b94e3daebeb903/signaux-_-credit-ADAGP.jpg" /&#62;© ADAGP

Revue d’exposition — Takis, Champs Magnétiques, Palais de Tokyo, 17 février &#38;gt; 16 mai 2015
Le Palais de Tokyo vient de consacrer une rétrospective à Takis, artiste plasticien inspiré par la science. Retour sur l’exposition à travers le parcours de Takis, qui s’est proposé de réinventer la sculpture en intégrant à sa démarche des phénomènes magnétiques.



Un « savant intuitif »


Né en 1925 à Athènes, Takis s’installe à Paris dans les années 50. Fasciné par la magie des sciences et de la technologie, il s’en empare dans son travail de sculpteur comme moyen d’expression. Champs électriques, champs magnétiques, électro-aimants, lumière, sphères, signaux, pièces mécaniques nourrissent peu à peu le vocabulaire formel de Takis.


Début des années 60. L’aventure moderniste bat son plein et la conquête spatiale s’envole. Dans cet imaginaire ambiant progressiste, Takis rejoint la pratique d’artistes qui, toujours plus nombreux, instituent l’« art cinétique ». Pour mettre en mouvement ses compositions, il utilise une source d’énergie bien mystérieuse, l’énergie magnétique.



« Murs magnétiques » et «&#38;nbsp;Télépeintures&#38;nbsp;»


L’exposition s’ouvre sur une approche intuitive du champ magnétique. Dans la première salle, une longue toile rouge, œuvre récente de Takis, est parcourue d’une ligne sinueuse. On suit son parcours avec une boussole… qui s’anime sous l’effet du champ magnétique.




Juste en face, sur la même cimaise, les « Télépeintures », sculptures métalliques, sont suspendues à des fils. Grâce à des électroaimants, elles tiennent bien en place, fixées au mur.


« Musicales » et «&#38;nbsp;Signaux&#38;nbsp;»




Dans une seconde salle, deux groupes d’œuvres majeures de l’artiste. D’abord, les sculptures « Musicales ». Réalisées dès les années 60, elles associent magnétisme et vibrations sonores. Animées par des électro-aimants, des grosses aiguilles viennent heurter irrégulièrement des cordes de piano, produisant des sons aléatoires. Cette «&#38;nbsp;musique des sphères&#38;nbsp;» traduit autant la réactualisation du mythe platonicien que l’admiration de l’artiste fasciné par la conquête spatiale.




Au milieu de la pièce, un second ensemble attire l’attention. Ce sont cette fois-ci des grandes tiges verticales, terminées à leur extrémité par des éléments métalliques hétéroclites : luminaires, panneaux de signalisation… Dès les années 50 et tout au long de sa carrière, Takis déclinera ces antennes assemblées à partir de matériaux glanés, totems évocateurs de l’environnement urbain.




« Le siècle de Kafka », «&#38;nbsp;Télélumière&#38;nbsp;» 


À mi-parcours de l’exposition, le visiteur pénètre dans une pièce sombre peuplée de machines inquiétantes. Une installation macabre digne d’un laboratoire de Frankenstein ou d’un cabinet de curiosité. Machines d’imprimerie abîmées, lampes bleutées, bouts de corps humain, ruban magnétique en vibration le long de reconstitutions de sexes féminins… Pour Takis, magnétisme et érotisme se rejoignent en ce qu’il y a dans le magnétisme « un désir de capter l’autre ». « La force de l’aimant et de l’amour, c’est la même chose ».





—&#38;nbsp;










2015, Texte initialement publié sur Kaléidosciences, Carnet de veille en Littérature, Arts, Sciences et Technique



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	<item>
		<title>Céleste Boursier-Mougenot, onirique et organique</title>
				
		<link>https://celineboisserielacroix.cargo.site/Celeste-Boursier-Mougenot-onirique-et-organique</link>

		<pubDate>Sat, 02 Nov 2019 13:14:16 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Céline Boisserie-Lacroix</dc:creator>

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		<description>Céleste Boursier-Mougenot, onirique et organique




&#60;img width="965" height="466" width_o="965" height_o="466" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/6783c42fa5272d1adfcd89e3980c2de4a3f35232adf231f53a771a6c83b16c74/cFelix-Horhager-DPA-dpa-Picture-AllianceAFP.jpg" data-mid="53882083" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/965/i/6783c42fa5272d1adfcd89e3980c2de4a3f35232adf231f53a771a6c83b16c74/cFelix-Horhager-DPA-dpa-Picture-AllianceAFP.jpg" /&#62;© Felix Hörhager / dpa Picture-Alliance / AFP













Alors musicien pour l’auteur et metteur en scène Pascal Rambert, Céleste Boursier-Mougenot nourrit le désir de donner forme à ses créations sonores. Les ancrer dans la matérialité. Ses dispositifs, il les façonne à partir d’une grande diversité de matériaux. Aucune contrainte, si ce n’est de réserver à son public une expérience inattendue et sans cesse renouvelée de l’écoute.

&#60;img width="604" height="390" width_o="604" height_o="390" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/06b3b39b3b803215f0010563c853ccf36a109000b22fe19c80c55cf83d7f6330/celest-bm-ok-tt-width-604-height-390-bgcolor-000000.jpg" data-mid="53882095" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/604/i/06b3b39b3b803215f0010563c853ccf36a109000b22fe19c80c55cf83d7f6330/celest-bm-ok-tt-width-604-height-390-bgcolor-000000.jpg" /&#62;© Céleste Boursier-Mougenot


Pour la Biennale de Venise, le plasticien promet des installations magiques aux confins des sciences&#38;nbsp;du vivant. Entre autres créations, transHumUs fait valser les arbres. Pour cela, Céleste Boursier-Mougenot donne corps à un métabolisme végétal imaginaire.

S’appuyant sur l’essence même de la robotique, la transformation d’un stimuli sensoriel en information motrice, il imagine un métabolisme hybride, fait de sève et d’électricité. Sous l’effet d’un mécanisme de régulation thermique, les fluctuations de la montée de la sève provoquent le déplacement de l’arbre, fiché dans une motte d’humus mobile. Une chorégraphie lente et majestueuse se déploie peu à peu, accompagnée d’une fine partition sonore.

Au-delà de la dimension éminemment poétique, une réflexion politique subtile se fait jour, visant à interroger les systèmes de contrôle du vivant et les espaces de liberté qu’ils permettent.





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2015, Texte initialement publié sur Kaléidosciences, Carnet de veille en Littérature, Arts, Sciences et Technique



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		<title>Les alchimies de Sarah Moon</title>
				
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		<pubDate>Tue, 10 Jan 2023 15:52:24 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Céline Boisserie-Lacroix</dc:creator>

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		<description>Les alchimies de Sarah Moon





&#60;img width="520" height="650" width_o="520" height_o="650" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/10ab594452603a22207f5d340fd12378bff0316da0d5076e25f0a2bb18221ef4/Moon-2.jpg" data-mid="164235476" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/520/i/10ab594452603a22207f5d340fd12378bff0316da0d5076e25f0a2bb18221ef4/Moon-2.jpg" /&#62;
 L’arbre en cage ©Sarah Moon













Critique d’exposition - « Alchimies », Muséum National d’Histoire Naturelle, automne 2013

Rêve de flou. De pas net, de bougé. D’échappées. Rêve d’instantané. 

Sarah Moon expose en ce moment ses « Alchimies » au Jardin des Plantes. Un lieu rêvé pour cette photographe lunaire, qui se plaît à raviver les images de son enfance dans ses photographies.

Née en 1941 en France, elle est contrainte de quitter le pays et part s’installer en Angleterre. Elle y débute dans les années 60 une carrière de mannequin, avant de passer de l’autre côté de l’objectif pour devenir photographe de mode.

Sa carrière de photographe démarre véritablement grâce à la campagne pour le parfum « Anaïs Anaïs » de Cacharel, qui lui assure la notoriété et la reconnaissance de la profession. Elle restera quinze ans dans le secteur de la mode, répondant à des commandes prestigieuses pour le magazine Vogue ou encore pour les maisons Dior et Chanel. C’est alors qu’elle décide de s’orienter vers une photographie plus personnelle et artistique.


« À reculons vers le futur »

Sa carrière durant, Sarah Moon est restée fidèle à l’argentique. Plus précisément, au polaroid et, parfois, à cette délicate antiquité qu’est la chambre photographique. Et ce n’est pas près de changer. Comme elle aime à le dire, « l’économie de moyens favorise l’imagination&#38;nbsp;».

Ses photographies prennent pour modèle des femmes élégantes qui semblent tout droit sorties des années 20, période de son enfance. Femmes graciles et fragiles, belles de nuit faussement ingénues au regard interrogateur.

Pour sa dernière exposition, c’est du Jardin des Plantes dont il s’agit. Dans toutes ses dimensions, minérales, végétales ou animales. Et les animaux, elle les prend tous aussi, « taxidermisés, empaillés, embaumés, [...] vrais ou faux, morts ou vifs, clairs ou obscurs ». 

« Je marche à reculons vers le futur ». Ses photos introspectives explorent encore et toujours les subtils recoins et entrelacs de son enfance, des élégantes de l’entre-deux-guerres à la ménagerie du Jardin des Plantes. Généreusement baignées de tons sépia, elles ont le charme désuet du souvenir, de la photo ancienne.


Subvertir le réel

Chaque photographie de Sarah Moon nous confronte à cette interrogation : représente-elle la réalité telle qu’elle se déroule sous son objectif, ou bien la cache-t-elle sous un voile d’artifices ?

Sarah Moon intrigue avec ses clichés vaporeux à la lisère du rêve. Les animaux empaillés du jardin des plantes semblent plus vrais que vrais. Ses compositions florales, des visions imaginaires qui évoquent l’univers d’Alice au Pays des Merveilles. Et c’est tout naturellement que Sarah Moon déclare être passionnée par le thème de l’envers du décor dans le spectacle, lieu par excellence où s’opère la subversion du réel.

Certains clichés noirs et blancs s’apparentent à des gravures de par la profusion de détails qu’ils laissent apparaître. D’autres, en couleur, semblent avoir été peints par grosses touches. Tableaux et gravures seraient-ils des indices formels laissés par la photographe pour mieux nous transporter vers l’univers du récit et du conte ?

Sans compter les petites imperfections laissées çà et là, scories d’un temps révolu, celui du tirage photographique. Traces de sable et autres biffures témoignent de la volonté de Sarah Moon de ne pas figer ses clichés dans une perfection esthétisante.

Conter la réalité telle qu’on ne la voit pas d’ordinaire. D’une rencontre avec le hasard faire jaillir un grain de magie. Sarah Moon, alchimiste accomplie.

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À écouter : L’Atelier de Sarah Moon - France Culture
À lire : Le monde lunaire de Sarah Moon - La Croix





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2013



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		<title>Home Page</title>
				
		<link>https://celineboisserielacroix.cargo.site/Home-Page</link>

		<pubDate>Thu, 01 Feb 2018 07:54:23 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Céline Boisserie-Lacroix</dc:creator>

		<guid isPermaLink="true">https://celineboisserielacroix.cargo.site/Home-Page</guid>

		<description>Imaginaires scientifiques &#38;amp; art contemporain





Expositions2025 - 2026&#38;nbsp;
Les géométries de l’esprit. Image latente&#38;nbsp;(Galerie Christophe Gaillard, Paris, 15 novembre - 17 janvier 2026)

&#60;img width="850" height="565" width_o="850" height_o="565" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/faa712019c2f5d0284623d4e0db8e042d563e2d30acf55546562e132650d7582/vue_marina_gadonneix_2025-02_150.png" data-mid="242672293" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/850/i/faa712019c2f5d0284623d4e0db8e042d563e2d30acf55546562e132650d7582/vue_marina_gadonneix_2025-02_150.png" /&#62;
&#60;img width="850" height="567" width_o="850" height_o="567" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/3ac045f43cf5187d3b9895af03f247732ce497a0abc80d73f976f61a06989bc0/vue_marina_gadonneix_2025-08_150.jpg" data-mid="242672294" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/850/i/3ac045f43cf5187d3b9895af03f247732ce497a0abc80d73f976f61a06989bc0/vue_marina_gadonneix_2025-08_150.jpg" /&#62;

À partir de la notion d’espace latent, la
photographe Marina Gadonneix (ENSPA 2002, lauréate des prix HSBC 2006 et Niépce 2020) et le
scientifique en intelligence artificielle Victor Rambaud, également chercheur en sciences cognitives
et polytechnicien, explorent les représentations possibles de l’esprit et ouvrent une réflexion sur le statut de l’image. Une exposition où dialoguent photographie,
neurosciences, mathématiques et intelligence artificielle. 


Participation à la matinée “Arts, Cultures et Sciences” (Inria, Bordeaux, décembre 2025)Conversation avec Marina Gadonneix, Victor Rambaud et David Bessis à la Galerie Gaillard (janvier 2026).


 Sensation Quantique (Maison Poincaré, Paris, 10 avril - 26 juillet 2025 ; Collège de France, 9 octobre -&#38;nbsp; 8 janvier 2026) ; Centquatre Paris / Biennale Nemo (11 octobre - 11 janvier 2026)

&#60;img width="530" height="794" width_o="530" height_o="794" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/29f6b48195aff19f699afd12bd8e6e15810bbf6bf2f043509a355b66ee5db278/SQ1.jpg" data-mid="242672349" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/530/i/29f6b48195aff19f699afd12bd8e6e15810bbf6bf2f043509a355b66ee5db278/SQ1.jpg" /&#62;
&#60;img width="872" height="1190" width_o="872" height_o="1190" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/57305275ae18d6973817579c97fe6b37118def4c9ee2999620a44036a4592a66/SQ2.png" data-mid="242672350" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/872/i/57305275ae18d6973817579c97fe6b37118def4c9ee2999620a44036a4592a66/SQ2.png" /&#62;
&#60;img width="453" height="283" width_o="453" height_o="283" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/72ad50ab3dd85c245ad449aa4aa30527909c928aff9bb377c810927e6a96bf46/w453-174543-la-fee-quantique.jpg" data-mid="242672637" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/453/i/72ad50ab3dd85c245ad449aa4aa30527909c928aff9bb377c810927e6a96bf46/w453-174543-la-fee-quantique.jpg" /&#62;

Sensation Quantique est un projet de recherche-création conçu par l’association Convergences Créations, le musée Nicéphore Niépce, le Laboratoire Kastler Brossel, le Quantum Matter Institute et la Morris and Helen Belkin Art Gallery de l’Université de la Colombie-Britannique, en partenariat avec la Maison Poincaré. L’exposition est placée sous le patronage de la Commission nationale française pour l’UNESCO.

Avec le soutien du Fonds de dotation d’Elaia, le Fonds de dotation de l’Institut Henri Poincaré, le Quantum Information Center Sorbonne Université, le DIM QuanTiP de la Région Ile-de-France, CISCO France, la Société Française de Physique, l’Ambassade de France au Canada et Paragon.Catalogue&#38;nbsp;(éd. Naïma/Presses du réel), avec des contributions de :&#38;nbsp;Chadi Abo, Caroline Delétoille, Élie During, Jules Grucker, Kevin Lebouvier, Dominique Mouhanna,&#38;nbsp;Max-Louis Raugel, Shelly Rosenblum, Aurore Young
Soirée-discussion “La physique quantique suggère-t-elle de nouvelles interprétations du monde ?” avec Michel Bitbol et Franck Laloë, Nocturne chez Henri, Institut Henri Poincaré
Colloque international “Diffractions quantiques. Arts et sciences en dialogue”, porté par les chaires des Pr. Jean Dalibard et Pierre-Michel Menger (Collège de France, octobre 2025).
 

2019 Contribution à l’exposition Esthétopies (Institut Henri Poincaré, Paris) - collaboration interdisciplinaire réunissant artistes et mathématiciens


2017 Co-organisation et conception de l’exposition Einstein
et la relativité Générale, une histoire singulière (Institut Henri Poincaré, Paris)






Recherche

2025 “Quand arts et sciences font oeuvre commune”, Journée Georges Bram 2025 à l’École Normale Supérieure (Paris) sur le thème “Arts et sciences” - présentation de l’exposition “Sensation quantique” et débat 


















“Donner à voir le monde quantique” - enseignement à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris

2024 Colloque autour des résidences artistiques croisées du programme de résidence Arts &#38;amp; Sciences “Quantum Studio” à Paris (Ambassade de France au Canada, le Centquatre, Sorbonne Université)

2018 “Une historicité en devenir. L’exemple de la cristallogenèse”, Les Dossiers du GrihlDans ce travail, nous avons souhaité mener une enquête sur ces nouvelles formes de créations contemporaines dites « art science&#38;nbsp;», résultant de rencontres entre artistes et scientifiques. Nous en avons restreint le champ d’étude au processus de cristallisation, phénomène questionnant chacun des deux mondes par les dynamiques physiques qu’il convoque et par sa puissance imaginaire. De par leur spécificité qui les positionne au confluent de pratiques artistiques et scientifiques, les œuvres résultantes suggèrent un renouvellement de l’analyse artistique pour s’interroger de façon plus détaillée sur le matériau même, son agentivité et ses effets de présence. Plus généralement, elles sont révélatrices d’un nouveau rapport à la temporalité, marqué par un passé présentifié, construisant une historicité dans son devenir.

Faire monde commun. L'art science en ses polyphonies (mémoire de master, Emanuele Coccia, dir., EHESS)Mon mémoire de master était consacré à l'étude d'une forme émergente d'art contemporain issue de collaborations entre artistes et scientifiques. J'ai mené une étude exhaustive pour définir les contours de cette forme d'art contemporain et retracer son histoire récente.

Critique

Urho Kemp, l’art brut et le chiffre

Hernan Gabriel Païs, spiritualités électriques
Lacan et le langage mathématique
Les surréalistes et la relativité générale

Takis, champs magnétiques

Céleste Boursier-Mougenot, onirique et organiqueLes alchimies de Sarah Moon&#38;nbsp; &#38;nbsp;

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